lundi 3 décembre 2012

Le thé de la rencontre

Parmi les consommateurs de thé, les profils rencontrés sont variés.

Il y a ceux et celles qui recherchent une boisson chaude et un peu de caféine, vite consommée, vite oubliée. 

Ceux et celles qui rêvent en buvant leur thé aux images proposées par le marketing avec des noms évocateurs de pays lointains ou de sentiments intenses. 

Pour d'autres, le thé est un art de l'attention. Parmi ceux-là, deux catégories.

Une première catégorie, qui recherche l'expertise, qui cherche à contrôler tous les paramètres, l'eau, le grammage, la température... qui recherche un thé identique et maîtrisé à chaque infusion. L'approche est scientifique, presque clinique.

Une seconde catégorie, qui recherche la rencontre. Contrairement aux précédents, la température de l'eau n'est pas connue avec précision, la quantité de feuilles non plus. Néanmoins, le thé est préparé avec art et le buveur déguste sa tasse comme on va à un rendez-vous amoureux. Attentif, les sens en éveil, non pour comparer avec les rencontres précédentes, non pour juger, mais pour découvrir, se laisser séduire et tomber amoureux.

Et toi, ami(e), dans quel catégorie te places-tu ?

Amour

J'ai parlé de la rencontre avec le thé, il y a aussi toutes les belles rencontres qu'on peut faire autour d'une tasse de thé, et ceci est une autre histoire...

lundi 26 novembre 2012

Le thé fait-il vraiment maigrir ?

Le thé fait-il vraiment maigrir ? Cette question ne se pose pas si l’on en croit les nombreux sites et blogs qui vantent les mérites du thé pour la perte de poids. On trouve même des livres consacrés à ce sujet, par exemple : Le régime thé (Anne Dufour, Ed. Leduc-s) [je ne l'ai pas lu].

Selon eux, les vertus du thé sont nombreuses, le thé sert de :
  • coupe faim
  • brûle graisse
  • augmente le métabolisme
  • favorise la dépense énergétique
  • favorise l’élimination des toxines
  • restaure le plaisir gustatif

Caractère Thé
Thé
Vous me répondrez:” si boire une tasse de thé faisait maigrir, ça se saurait...”

Pourtant, souvent des femmes demandent du thé pour favoriser la perte de poids.
Peut-être même que ça ne concerne pas que les femmes (voir l’article Thé, sexisme et préjugés et les commentaires) Si vous avez besoin de conseils médicaux, consultez votre médecin ou votre nutritionniste. Vous pouvez également consulter le site du GROS http://www.gros.org/

Essayons d’examiner tranquillement ces différents points.
  • Coupe faim 
Si on confond la sensation de faim avec le besoin de manger lié aux émotions. Manger parce qu’on est triste pour se réconforter. Manger parce qu’on est en colère pour se calmer. Manger parce qu’on s’ennuie pour s’occuper. Manger parce qu’on angoisse pour se rassurer. Il est possible de remplacer la compulsion vers les aliments gras et sucrés par la prise de thé. En consommant un bon thé, on reprend contact avec ses sensations, avec son corps. Ceci aide à reconnaître la sensation de faim.
  • Brûle graisse 
Les chinois reconnaissent traditionnellement un rôle de brûle graisse aux thés Pu Er. En particulier, après les repas copieux pour faciliter la digestion. En consommant du bon thé, en faisant attention à ses sensations, en prenant le temps pour boire son thé. On peut remplacer des aliments gras (chips, patisseries...) par un instant plaisir garanti sans matières grasses.
  • augmente le métabolisme
 La caféine contenue dans le thé est connue pour augmenter le métabolisme. Traditionnellement, le thé est aussi consommé pour favoriser la concentration.
  • favorise la dépense énergétique 
Reprendre contact avec son corps. Avoir une activité physique régulière. Certains rapportent que l'effet de l'activité sportive est bonifié par la prise de thé.
  • favorise l’élimination des toxines 
Son effet diurétique est connu. Boire du thé régulièrement permet de rester hydraté au cours de la journée.
  • Restaure le plaisir gustatif 
Le plaisir gustatif du thé est subtil. Pas de sensation semblable à celle du sucre qui fait rapidement monter la glycémie, qui rappelle l'enfance... Le plaisir du thé et un plaisir subtil de la découverte, de l'approfondissement du goût et des saveurs (inutile de le sucrer, qui mettrait du sucre dans un bon vin?)

Conclusion :
Faire plaisir à son corps. Découvrir de nouvelles sensations sans gras et sans sucre.
Se déshabituer du goût du sucre. Choisir son thé avec attention, c’est choisir le meilleur pour son corps.
Il ne faut pas boire un mauvais thé dans le but de maigrir. Il faut boire un bon thé et y prendre du plaisir. Ainsi, bien dans son corps et dans sa tête, les aliments gras et sucrés mauvais pour la ligne mais bons pour le moral seront moins attrayants. En plus d'un plaisir sensoriel, le thé est un plaisir intellectuel si on s'intéresse à sa culture, à sa préparation, à son origine.
Prendre correctement son thé, c’est-à-dire dans le calme avec attention, c’est aussi prendre du temps pour soi. S’autoriser à prendre du temps pour soi, c’est aussi se permettre de réserver dans son emploi du temps des moments pour pratiquer une activité physique qui nous fait du bien. Faire la paix avec son corps. Bien le traiter et ne pas le martyriser dans le but de perdre du poids.Votre corps est votre allié et si vous lui donnez un bon thé, il saura le reconnaître. 

Après tout peut-être que perdre du poids, les buveurs de thé n'en ont pas vraiment besoin !

Se sentir bien simplement avec du thé. Parlez-en avec un ou une amie autour d’un bon thé !

dimanche 11 novembre 2012

Comment ne pas se brûler en préparant son thé avec un zhong ou gaiwan ?

Quelques conseils pour ne pas se brûler avec un zhong encore appelé gaiwan. Cet article s'adresse à ceux et celles qui aiment le thé.

image de la première goutte de thé suspendue
Thé suspendu...
Ô Thé ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! 
Suspendez votre cours : Laissez-nous savourer les rapides délices.
(merci à Alphonse de Lamartine)

On peut utiliser une théière, mais il est appréciable de savoir utiliser un zhong. J'ai déjà comparé les avantages respectifs de ces deux modes d'infusion : Gaiwan ou Théière Yixing ? Comment choisir (ou pas). On peut même commencer avec un zhong et finir la série d'infusions avec une théière.

Trois éléments à considérer :
  1. la température du zhong, mais aussi la capacité du matériau à transmettre la chaleur, 
  2. la surface de contact entre les doigts et le zhong, 
  3. le temps de contact.
Quelques conseils en vrac :

Pratiquer l'art du thé, c'est-à-dire : "être présent, ne penser à rien d'autre qu'à ce moment de thé et aux personnes présentes. Pas toujours évident!" (merci @Melle_The pour ce rappel).

Toutes les parties du zhong ne sont pas à la même température.
Certains matériaux transmettent mieux la chaleur que d'autres.

Ne pas trop le remplir ou bien vider un peu de liquide avant de saisir le zhong, afin que la température des bords ne soit pas aussi chaude que la liqueur et que le thé ne coule pas sur les doigts.

Si la porcelaine est fine et que les bords sont fins, l'air ambiant les maintiendra à une température raisonnable.
Ne pas infuser trop longtemps. L'un des intérêts du zhong est que l'on peut faire des infusions très courtes. Si l'infusion est très courte, la chaleur n'a pas le temps de diffuser jusqu'au bord du zhong.
Si l'infusion est très longue, le zhong refroidi mais ça n'a aucun intérêt.

Faire attention à l'orientation (d'où l'utilité des motifs). Lorsqu'on verse la deuxième fois, le bord qui a vu passer le thé est plus chaud que le bord opposé. Il est bon de s'en souvenir quand on saisit le zhong.

"Les doigts en fer" : certaines personnes ont le bout des doigts moins sensibles que d'autres personnes, certaines zones des doigts sont moins sensibles que d'autres. Avec la pratique, certaines zones des doigts deviennent plus aptes à saisir un objet chaud.

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Comment se saisir d'un zhong ?

Méthode A : Saisir le zhong par les bords

image d'un Zhong tenu par les bords

Méthode B: Tenir la soucoupe et le couvercle. Ces deux partie sont les moins chaudes

image d'un Zhong tenu par la soucoupe et le couvercle

Méthode C : réaliser la méthode B à deux mains
(pas de photo)
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Choisir un zhong adapté à votre usage. Plusieurs infusions rapides successives peuvent permettre d'avoir suffisamment de thé à partager, même si le zhong est petit.

image d'un petit zhong tenu par les bords

Plusieurs tailles de zhongs existent

image de deux zhongs sur un plateau : un petit et un grand
Deux zhongs sur un plateau

Ne pas serrer trop fort. Ce n'est pas parce que la porcelaine casse qu'il faut serrer très fort. Bien sûr, si le zhong est plus léger, on peut serrer moins fort pour le tenir.

Ne pas tenir trop longtemps. Ne pas faire de gestes inutiles pour limiter le temps de manipulation. Evidemment, si la chaleur semble trop forte, mieux vaut poser et recommencer.

Quand on chauffe le gaiwan, pas besoin de chauffer spécifiquement le couvercle. Une surface froide est propice à la condensation de composés aromatiques volatils du thé. (Bien sûr, on part du principe que le gaiwan est déjà propre). Beaucoup de choses qu'on fait en Chine pour ébouillanter toutes les parties du zhong quand on prend le thé, ne sont peut-être pas nécessaires en France (vaisselle à l'eau potable).
De même, la soucoupe reste froide.

Pour les thés verts, l'eau est moins chaude que pour d'autres thés. Commencer par ceux-là.

Décaler suffisamment le couvercle pour laisser passer le thé. Sinon le thé passera par le haut du couvercle et vous brûlera les doigts. Si on penche le zhong pour verser le thé, il faut le laisser s'écouler par un espace suffisamment grand, il faut donc décaler le couvercle.

image : Verser du thé avec un zhong


Rien ne remplace l'expérience personnelle. 工夫茶 Gongfu Cha... Personne ne le fera à votre place.
Comme on dit outre-Manche : "Practice makes perfect" et comme on dit outre-Rhin : "Was uns nicht umbringt, macht uns stärker". Si vous vous êtes légèrement brûlé(e) par le passé, cela n'arrivera plus. Et si pour votre première fois, c'est un peu chaud, les pompiers conseillent de faire couler de l'eau à 15°C sur l'endroit douloureux pendant 15 minutes. (Astuce très utile pour ceux et celles qui repassent ou qui cuisinent).

Et vous, comment faites-vous ? Racontez-nous !

mercredi 24 octobre 2012

L'urgence d'un bon thé

Photo gongfucha matinal !
Gongfucha matinal !

Présupposé n°1: Tout doit aller vite.

Parfois, quand on prépare un thé façon gongfucha. Quelqu'un nous dit :

- C'est une dinette ! C'est compliqué ! Je suis pressé le matin, je n'ai pas le temps de m'amuser....
(En réalité, un buveur expérimenté peut avoir son thé très rapidement et agréablement, avec de bonne feuilles grâce à sa petite théière.)

Présupposé n°2: La technologie nous libère.

En poussant le raisonnement, certains ont conçu une machine qui fait le thé pour vous. Pas besoin de s'en occuper. Il n'y a qu'à le boire rapidement.
Les vendeurs de dosettes en proposent à la demande des client(e)s (Vive le marketing!) et la Foire de Xiamen exposait même une machine supposée faire gongfucha pour vous comme rapporté par teatra.de.

Aller vite, vers où et pourquoi ?

Il faut faire un choix:

  •  Soit, décider que la technologie est la panacée et que notre rôle se limite à faire fonctionner des machines ; 
  • Soit, accepter qu'on peut prendre du temps pour soi et que ce temps n'est pas du temps perdu. 

En caricaturant notre époque, peut-être que certains aimeraient une machine qui dort à leur place et qui se charge des relations intimes pour eux, afin de libérer du temps ?

Comme le fait remarquer @teaconomics les buveurs de thé peuvent le préparer et le consommer aussi rapidement et parfois même plus rapidement que le café (même si je ne suis pas sûr de gagner une inutile course contre-la-montre contre le café lyophilisé).
Mais souvent ils ne le font pas, car pour eux, le thé est un moment de partage, de rencontre avec soi et avec l'autre. Avec soi, car le thé est un univers de sensations et de réminiscences.  Avec l'autre, car le thé se partage et beaucoup d'échanges sont nécessaires pour qu'une gorgée de thé arrive à notre bouche. Tout comme pour le vin que les Français apprécient. Ils trouvent irrespectueux pour ceux qui l'ont cultivé, élevé avec art, de le boire à la manière d'un soda sans y prêter toute l'attention qu'il mérite. 
De la même manière, un bon thé mérite de l'attention. Est-ce une raison valable, pour s'en priver quand on se sent pressé ? Non, car on peut accorder toute son attention, même pour un court instant. Et son écho, vous accompagnera où vous irez.

Le thé, à l'instant t (comme disent les physiciens), est une occasion de prendre conscience de l'endroit où l'on est, ici et maintenant. 

Dans un monde drogué à l'urgence, faire lentement les gestes qui accompagnent le thé, permet d'avoir un repère dans le tourbillon de la vie. C'est l'occasion de se recentrer et de sentir la vie en nous. 

C'est aussi l'occasion de faire le calme dans notre esprit. Comme après la pluie, lorsque la poussière est retombée, que le brouillard a disparu, on peut voir plus clair et plus loin, pour choisir son chemin.

C'est pourquoi, quand on est pressé, il est urgent de préparer un bon thé avec art et tranquillité, dans la sérénité. 











dimanche 21 octobre 2012

Thé, sexisme et préjugés

Parmi les buveurs de thé, il y a des hommes et des femmes. Y a-t-il une différence liée au sexe en ce qui concerne le thé ?

La pratique du thé est-elle sexuée ? Y a-t-il une façon féminine et une façon masculine de préparer et de consommer le thé  ?
Photo : Moment de convivialité et de découverte des thés chinois chez Lihua Explorateur de Chine
Moment de convivialité et de découverte des thés chinois chez Lihua Explorateur de Chine
Lu sur un blog : "Dans tout le Maghreb, [le thé] est servi très chaud. [...]. À la différence de la cuisine, faite par les femmes, le thé est traditionnellement affaire d'homme : préparé par le chef de famille, il est servi à l'invité, et ne se refuse pas."

Inversement, Envouthé part à la chasse aux clichés : "Cliché 5 : Le thé c’est une boisson de mamies !"

Si on regarde du côté des marchands de thés, le "gender marketing" est présent sous forme de "thé pour lui" et de "thé pour elle" (Genre pyjamas roses pour les filles et bleus pour le garçons). En plus, en rassemblant les deux produits, ça fait un beau coffret pour la St Valentin (comme c'est mignon).

@meme_aimee a une vision poétique du sujet, haïku extrait de son livre 57,5 [ajku]:

Par gorgées mielleuses
les mâles au comptoir sirotent
leur féminité


Listons encore quelques préjugés:
Le côté technique du thé (température, dosage, temps d'infusion, matériau des théières) attire les hommes ; le côté sensuel, gourmand, odorant attire les femmes.
Pour servir le thé, les gestes des femmes sont plus raffinés, ceux des hommes sont plus virils.
Les femmes boivent du thé pour maigrir, pour la santé ; les hommes parce que c'est bon, pour avoir de l'énergie.
Thés verts, fleurs de thé, pour elle ; thés noirs et sombres, pour lui.
Pour lui, fumé ; pour elle, à la bergamote.
Pour elle, doux et subtil ; pour lui, fort et complexe.
Pour elle, apaisant ; pour luin énergisant.
Pour elle, préparation "simple" ; pour lui, préparation "sophistiquée" (ex. Gongfucha).

Qu'en pensez-vous ? Sentez-vous un fond de vérité dans tout cela ? Quelle est votre impression ? Quelle est votre pratique : reflète-t-elle votre personnalité ou votre genre ? S'agit-il de sexe ou de culture ? Qu'avez-vous constaté dans votre entourage, famille, amis ou collègues ? Qu'en dites-vous ?

Commentez autour d'une bonne tasse de thé ! 

lundi 15 octobre 2012

Le toucher du thé

Notre corps perçoit le chaud et le froid, le doux et le rugueux, l’humide et le sec… préparer un thé est un voyage dans l'univers tactile. Quelques moments où le toucher intervient dans la préparation d'une tasse de thé.
Sentir l'eau et le savon lors du lavage des mains avant de préparer le thé.
Sentir l'augmentation du poids de la bouilloire à mesure qu'on la remplit d'eau.
Ressentir sur la peau la chaleur de la vapeur qui sort de la bouilloire.
Etre sensible au grain à la texture des différents objets qu'on dispose pour préparer le thé.
Toucher des instruments en bois. Le contact de la porcelaine.
Le toucher de la boite, du sac qui contient les feuilles de thé, le métal de la pince qui ferme le sac.
La cuillère pour doser le thé. On touche parfois les feuilles sèches avec les doigts.
Sentir la lourdeur ou la légèreté de la tasse, de la théière, des ustensiles.
Le contact de la chaise ou du siège qu'on approche de la table à thé.
La position du corps, le contact des mains avec la table. Les gestes qu'on fait.
La chaleur, parfois se brûler (un peu) les doigts avec un zhong trop rempli. La chaleur de la théière, du pot de justice, de la tasse à sentir. Le grain de la céramique ou de la terre de la théière, la douceur de la porcelaine ou du verre.
Le contact de la liqueur chaude dans la bouche, la langue, les dents, le palais et dans le corps la sensation de chaleur. Le contact de la langue sur le palais et les dents qui révèle d'autres saveurs.
Le toucher des feuilles chaudes après l'infusion.
Le contact des tasses lorsqu'on les lave. Le tissu pour essuyer.
Le plastique du tiroir du plateau à thé qu'on vide.
La théière qu'on vide des feuilles, les feuilles sur les doigts. L'eau fraîche pour rincer la théière.
Le tissu pour essuyer les tasses.
Les tasses qu'on essuie et qu'on range. Le bien-être procuré par le thé.
Bien dans sa peau ici et maintenant, au contact du thé.

Photo : Plateau à thé, zhong et accessoires chez Lihua
Plateau à thé, zhong et accessoires chez Lihua



vendredi 5 octobre 2012

Thé lean ?


Lean est un qualificatif donné par une équipe de chercheurs du MIT au système de production Toyota. Ce système de production vise à éliminer sept formes de gaspillage :
  1. production excessive,
  2. attentes,
  3. transport et manutention inutiles,
  4. tâches inutiles,
  5. stocks,
  6. mouvements inutiles
  7. production défectueuse.
En quoi cela s'applique-t-il au thé ?
  1. Ne pas préparer plus de thé que ce que l'on va boire
  2. Obtenir une boisson de qualité dès que le besoin s'en fait sentir
  3. Préparer le thé à l'endroit où on le consomme avec des gestes sereins et mesurés
  4. Ne pas mettre le thé dans une boule à thé
  5. Ne pas stocker le thé inutilement en attendant un grand jour pour le boire
  6. Ne pas disperser son attention avec autre chose que le thé (smartphone...)
  7. Préparer le thé dans les règles de l'art pour obtenir le meilleur de ce que peuvent donner les feuilles.
Si j'applique cela à mon thé, la technique Gongfu Cha m'apparaît plutôt Lean. Qu'en pensez-vous ?

Image Gongfu Cha
www.lihua.fr



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