vendredi 18 mai 2018

la recette du bonheur en sept caractères : les trois sagesses

Les trois sagesses. Ce thème est originaire de Chine. La plus ancienne trace connue est dans les Entretiens de Confucius, écrits entre 479 av. J.-C. et 221. Il y est écrit : « chinois simplifié : 非礼勿视、非礼勿听、非礼勿言、非礼勿动 ; chinois traditionnel : 非禮勿視,非禮勿聽,非禮勿言,非禮勿動 », qui pourrait être traduit par : « De ce qui est contraire (非) à la bienséance (禮), ne pas regarder (視), ne pas écouter (聽), ne pas le dire (言), ne pas le faire (動) ».

On retrouve cette phrase à l'identique en 1658 dans le rouleau 80 de la description complète des chroniques de l'histoire des Song « 宋史紀事本末 » retraçant l'histoire de la Dynastie Song (960 – 1279).

Le texte accompagnant les trois singes a été introduit par un moine bouddhiste de l‘école Tiāntái zōng (天台宗) avec le conte « Ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler » (chinois : “不见、不闻、不言”, pinyin : bù jiàn,bù wén,bù yán) vers le 8e siècle.
 
 On trouve parfois aussi les trois sagesses représentées par trois petits moines (photo Lihua).
Peut-être qu'à force de pratiquer ces vertus de sagesse, les trois petits singes sont devenus des petits moines...😃
 
Qu'en pensez-vous ?
 
NB: Le premier lien renvoie à la traduction en français du texte de Confucius par Couveur, le second lien renvoie vers le texte chinois, le troisième lien vers un dictionnaire qui permet de trouver comment calligraphier les caractères pour ceux qui pratiquent cet art.


vendredi 20 avril 2018

Boules de Qigong : c'est quoi ?

Vous avez peut-être croisé, sur l'étagère d'un ami ou dans une boutique, ces boules très décoratives qui tintent lorsqu'on les secoue.

Que sont-elles ? Quel est leur usage ? Qui peut les utiliser ? Quand et comment les manipuler ?

Ces boules ont plusieurs noms. On les nomme souvent boules de Qi gong, parfois boules de Baoding, boules d'exercice ou encore boules de santé chinoises.
[En chinois, 保定健身球; Bǎodìng Jiànshēn Qiú.]
Ce sont des boules émaillées creuses comportant un dispositif qui les fait tinter lorsqu'on les secoue.
On les utilise par deux en les faisant tourner dans sa main dans un sens et dans le sens opposé également. Cette opération favorise la motricité fine de la main et améliore la dextérité, c'est pourquoi elles sont utilisées en Orient et en Occident.
Elles sont réputées pour favoriser la santé, la détente et la concentration.
Des personnes rapportent des effets bénéfiques pour leur santé comme par exemple un soulagement de douleurs et une utilisation dans le cadre d'une rééducation de la main mais aussi pour soulager les tensions et décontracter les groupes musculaires associés à la main et l'épaule.
Elles sont utilisées en énergétique chinoise pour faire circuler le qi. En prenant deux boules, dans un seule main, et en les faisant tourner l'une autour de l'autre (si possible dans les deux sens) dans chaque main et ce avec le moins de bruit possible, vous stimulerez les différents points d'acupuncture présent dans la main.
Originaire de Baoding dans le Hebei en Chine, l'utilisation de ces boules s'est développée sous la dynastie Ming. On dit que son usage était fort répandu du paysan à l'empereur. De nos jours, elles sont utilisées par des jeunes et des vieux.
Dans la théorie des méridiens des la médecine chinoise les points de la main massés lors de la manipulation ont un effet bénéfique sur le reste du corps (lutte contre l'hypertension, amélioration de la qualité du sommeil). Musiciens, magiciens, jongleurs, enfants ou personnes âgées les utilisent pour des buts différents : lutter contre le stress, renforcer la motricité fine, favoriser la concentration, soulager les douleurs de la main... et également pour masser le dessous des pieds.

Si vous avez connaissance d'études liant les boules de Qi gong et la plasticité  cérébrale ou de leur utilisation dans le cadre de l'arrêt du tabac, merci de me le dire en commentaire.
Partagez également votre expérience.


vendredi 16 mars 2018

Thé : comment dire ?

 Parfois un ami vous offre du thé, parfois c'est le souvenir d'un belle rencontre dans une boutique de qualité...


On choisit la théière, on verse l'eau avec attention, on s'émerveille de la beauté des feuilles...


Un moment de plaisir et de convivialité, seul ou partagé avec amis...


Mais tous les mots qu'on peut écrire sur un blog ne remplaceront jamais le contact du thé avec le palais de celui qui partage ce moment privilégié. Comment dire ?
On peut seulement montrer quelques photos et espérer que l'imagination et les souvenirs du lecteur lui donneront l'envie de se préparer un bon thé....

[j'ai pris ces photos en préparant mon thé après le repas de midi. Si vous cherchez du thé et ce qu'il faut pour le préparer, une bonne adresse : Lihua Explorateur de Chine, 98 rue St Dizier à Nancy].

vendredi 23 février 2018

Massages chinois : c'est quoi ?


Anmo 按摩 signifie massage en chinois. Exemple de phrase :
"Un massage peut soulager votre mal de dos.
。 (Ànmó kěnéng huì jiǎnqīng nǐ de bèi tòng.)"


Les mots employés traditionnellement pour nommer les techniques en massage chinois sont: tui1 , na2, an4 ,  mo2 摩  (cliquer sur les caractères pour voir comment ils s'écrivent).
"Tui": pousser, "Na": saisir ou tirer, "An": appuyer, "Mo": frotter. 
Il y a aussi qia1 掐, gun3 滾, yao2 搖, rou2 揉, cuo1 搓.


Si on se réfère à la traduction, beaucoup de mots se traduisent par frotter, mais désignent des techniques différentes.

Voici une illustration vidéo de quelques techniques associées aux massages :
 (1)按法(2)摩法(3)推法(4)拿法 (5)揉法(6)搓法(7)滾法(8)打法 (9)顫法(10)撥法(11)擦法(12)抖法 (13)捻法(14)抺法(15)掐法(16)捏法 (17)搖法(18)扳法(19)撥伸法(20)


première partie:

deuxième partie :  

Pour ceux qui voudraient apprendre ces techniques, ils peuvent consulter par exemple l’École de Médecine Traditionnelle Chinoise: Institut Mingmen.

Les massages chinois peuvent être effectués dans le cadre d'un traitement MTC ou simplement pour le bien-être de la personne qui le reçoit.

J'aime beaucoup les massages chinois. Et vous ? Quelle est votre expérience des massages chinois ?






dimanche 18 février 2018

Nouvel an chinois à Nancy Année du Chien de terre

Voici quelques photos de l’événement, partagez les vôtres et vos commentaires...

Un temps de chien mais la bonne humeur était au rendez-vous malgré le froid et la pluie.


 Tout ce qui est officiel commence par des discours. Bien sûr avant d'arriver à ce moment beaucoup d'effort et de travail de nombreuses associations dont les membres très actifs ont œuvré pour que cette manifestation soit une réussite.

 Les enfants habillés en costume représentent les 12 signes chinois et cette année c'est le Chien qui est à l'honneur.
 Fengyu Mikusek, présidente de l'Association des Chinois en Lorraine, remercie toutes les personnes présente. Depuis 7 ans, on fête Nouvel An Chinois à Nancy.

 On prépare la salade pour donner à manger aux Lions/Licornes (animaux mythiques qui apportent la prospérité). En chinois, "cueillir la salade" 採青 se prononce comme cai'qing
 Cérémonie du réveil avec un pinceau on dessine les yeux à l'encre de chine.




 Une fois réveillés, les animaux dansent. Le dragon poursuit la perle.

 Les tambours et les gongs rythment la cérénomie
 Les Nancéiens sont venus nombreux malgré un temps froid et pluvieux. La chaleur humaine était présente.


 Pour la première fois, le centre St Sébastien, s'est associé à l'événement et a décoré les espaces aux couleurs de la Chine. Un défilé des dragons et licornes a ravi les commerçants et clients du centre.

 La danse traditionnelle Liuyang par les membres de l'ACL a mis des couleurs sur la place Charles III.
 Comme tous les ans, les Soroptimists préparent une délicieuse soupe chinoise pour l'Association Couleurs de Chine au profit de la scolarisation des petites filles Miaos.
 Les étudiants chinois talentueux ont présenté des pièces reflétant la culture chinoise traditionnelle et actuelle pour le plaisir de tous.
 Les clubs de Taichi, Qigong, Kungfu ont fait des démonstrations
Vers 17h tout le monde a rangé et les services de la Ville de Nancy ont démonté ce qu'ils avaient installé le matin même avec professionnalisme et efficacité.

Ceci n'est qu'une petite partie de toutes les choses formidables qui se sont passées le samedi 17 février sur la place Charles III à Nancy.
Partagez vos histoires et photos avec nous !

mercredi 7 février 2018

Ecrire vite et parler mieux chinois

Le chinois c'est difficile. C'est ce qu'on entend souvent. En fait, plus d'un milliard de gens parlent chinois. Il est certes difficile d'en maîtriser toutes les subtilités mais il est tout à fait possible d'avoir suffisamment de maîtrise pour échanger dans les situations de la vie courante.

Dans certaines situations, on souhaite pouvoir noter ce qu'on entend, pour pouvoir s'en souvenir, pour s'y référer plus tard, pour apprendre... On se trouve alors face à un problème : comment écrire ?
Bien sûr, tout le monde sait écrire car il a appris à l'école. Mais pour noter du chinois, comment faire?

Prenons un exemple, un chinois écrit le nom d'une personne célèbre de la Chine (cliquer pour entendre la prononciation chinoise) : il écrit 毛澤東 (s'il utilise les caractères traditionnels) ou 毛泽东 (s'il utilise des caractères simplifiés).
Máo Zédōng c'est ce qu'on écrit en pinyin, mais ça ne se prononce pas comme notre langue (un écolier français lirait "Mao Zedongue"). 
Dans les livres d'histoire anciens, on trouve "Mao Tsé-Toung", "Mao Tsé-Tung" ou "Mao Tsö-Tong" (qui se rapproche plus de la prononciation d'origine). Dans les publications modernes, on trouvera plutôt Mao Zedong (pinyin sans les tons).
Un anglophone qui utilise la notation Wade–Giles  écrit  Mao2 Tsê2-tung1 ou Mao Tse-tung
et l'alphabet phonétique international IPA note [mǎu tsɤ̌.tʊ́ŋ].


Mon conseil : Noter "Mao Zedong" et apprendre le pinyin "Máo Zédōng". 
Pourquoi ce choix ? Parce qu'on écrit vite avec l'alphabet qu'on connait et apprendre le pinyin oblige à se pencher sérieusement sur les sons du chinois ce qui est indispensable pour comprendre et être compris à l'oral. 
Ensuite si on a du temps on peut se pencher sur les caractères.  Parce que dans ce nom, on trouve par exemple le 毛 de 毛衣    (máoyī) qui signifie "pull de laine", on trouve le de  zhǎozé (marécage) et le (qui signifie l'Est) et qui est aussi présent dans 东西 (un truc,  une chose...) (niveau HSK1). Ainsi, on se tisse un réseau de caractères favorable à la mémorisation.

Tout cela est bien raisonnable, mais si l'on veut aller plus vite, il existe une méthode "déraisonnable".

Tout d'abord demandons-nous comment font les chinois qui écrivent vraiment très vite (au rythme de la parole) et d'ailleurs est-ce que quelqu'un est capable d'écrire au rythme de la parole?

Remontons au XIXe siècle, à l'époque peu de gens savent écrire et la technologie actuelle est inexistante.
Certains eurent une idée qui fut reprise par d'autres dans différents pays d'Europe. Cette idée sera ensuite reprise au début du XXe siècle par les chinois eux-même. Quelle est cette idée? Utiliser des traits simples pour noter les sons de la langue. Cette méthode pratiquée avec assiduité permet d'écrire très rapidement. Vous avez sans doute reconnu la sténographie. Pratiquée jadis par les sténo-dactylos.
Dans le monde anglo-saxon, le système Gregg, qui reprenait les idées de Duployé, développé à l'origine pour le français et qui l'adaptait pour la langue anglaise, a connu un grand succès. Ce système fut adapté au chinois sous le nom de Beifang Suji (北方速记). D'autre systèmes de sténographie existent dans le monde chinois, les principes de base sont souvent similaires mais les symboles utilisés représentent des sons différents.

Un exemple :

Le tracé rouge est très facile à écrire, et bien sûr il faut pouvoir se relire.
Que voit-on ? une petite courbe horizontale "tournant à gauche" = son si [comme dans sot] (initial)
boucle large en haut = son u (final) [comme dans loup] --> son su [comme sous]
petite courbe "tournant à gauche" à 30° par rapport à l'horizontale = son ji [comme l'anglais jeep]
donc le premier mot est suji --> 速记.
petite courbe horizontale = son shi [comme dans T-shirt]
donc le deuxième mot est shi 是
grande courbe "tournant à droite" à 30°  par rapport à l'horizontale = son ke [comme dans koala]
Petite boucle à l'extérieur de la courde = son uai [comme le mot anglais wife]
 Donc ke+uai=kuai
Ensuite
petite courbe horizontale "tournant à gauche"= son si (initial)
boucle large en haut = son u (final) --> son su
donc  le troisième mot est kuaisu --> 快速
et ainsi de suite, on lit "Suji shi kuaisu jilu de ji", on déduit "Sùjì shì kuàisù jìlù de jì(shù)", qui s'écrit 
速记是快速记录的技术 c'est à dire "La sténographie est une technique d'enregistrement rapide"
Notes : de 的 est extrêmement fréquent, on le note par un point.
Pour aller encore plus vite on utilise des formes brèves (qui sont longues à apprendre, mais qui permettent une grande vitesse ex. ji au lieu de jishu, en effet le mot jishu (technique/technologie) étant très fréquent, il est abrégé et se devine grâce au contexte). 

Les sons du chinois sont assez peu nombreux, les traits courts représentent des sons non-aspirés et les traits longs des sons aspirés (une feuille placée devant votre bouche bouge lorsque le son est prononcé).
Les signes des "consonnes" (initiales) sont des fragments d'ellipses et les "voyelles" (finales) sont des fragments de petits ronds ou ovales.

Inconvénients du système, il faut apprendre à noter les sons avec des signes nouveaux. 
Avantage, on n'est pas tenté de lire le Xi de Xi'an comme le xi de taxi.
Inconvénients du système, il faut un peu de temps avant d'écrire naturellement. 
Avantage : cela oblige à faire particulièrement attention aux différents sons. Ceux qui sont possibles et ceux qui n'existent pas en chinois. Ex. ”jui“ n'existe pas ”hui“ et ”rui“ existent。
En bonus, voici un très bon tableau avec tous les sons du chinois https://chinese.yabla.com/chinese-pinyin-chart.php

Remarque : calculons le nombre de traits en caractères simplifiés et en caractères traditionnels de cet exemple...

速 10 traits
记 5 traits
是 9 traits
快 7 traits
速 10 traits
记 5 traits
录 8 traits
的 8 traits
技 7 traits
术 5 traits

Total : 74 traits en caractères simplifiés

速 記 是 快 速 記 錄 的 技 術
10 10  9  7  10 10 16   8   7 11

soit un total de 98 traits en caractères traditionnels (c'est pour cela que les caractères furent simplifiés...)

Sùjì shì kuàisù jìlù de jìshù  ~30-40 traits (c'est pour cela que certains envisageaient de supprimer l'usage des caractères chinois)

et en sténo ~10 traits

Bien sûr, la simplification de l'écriture permet l'augmentation de la vitesse mais diminue la vitesse de lecture.

Aujourd'hui la technologie vient à notre secours.

Sur un clavier, il suffit de taper "suj s kuais jil d jis" pour obtenir un texte tout à fait lisible : 速记是快速记录的技术,
c'est extrêmement rapide :-) et c'est la raison pour laquelle les caractères chinois ne disparaîtront pas. Il est même plus long de taper une phrase qui a le même sens en français.

Il est l'heure pour moi, d'aller déguster un bon thé de chez Lihua Explorateur de Chine.

Quels sont vos commentaires et remarques ?






 








mercredi 29 novembre 2017

Boshiamy: une méthode pour écrire vite et bien ?


Liu Chung-tz'u (劉重次) a inventé une méthode [payante] pour écrire du chinois [caractères traditionnels et simplifiés] avec un ordinateur. Cette méthode est différente du pinyin ou de zhuyin. Elle permet aux dactylos les plus performants, de taper jusqu'à 200 caractères par minutes. Ce qui peut nous intéresser dans cette méthode n'est pas tant l'efficacité de la méthode pour une personne dont le chinois est la langue maternelle, mais plutôt le fait que les principes utilisés dans cette méthode peuvent aider une personne qui s'intéresse à la langue chinoise à mémoriser plus facilement certains caractères.


Lorsque nous avons appris à lire et à écrire, nous avons associé des traits à des lettres, des lettres à des sons, des sons à des mots et pour finir des mots à un sens dépendant du contexte.
Tout ce travail que notre cerveau a déjà effectué dans notre enfance doit être réutilisé lorsque nous apprenons le chinois. Nous ne pouvons simplement pas nous contenter de recopier "bêtement" les caractères chinois un grand nombre de fois et espérer que cela aura le même effet que sur les petits enfants chinois car un cerveau déjà structuré fonctionne différemment d'un cerveau en construction.

Supposons que notre cerveau classe les éléments du langage écrit en trois catégories :
  1. La forme écrite d'un signe
  2. Le son associé à un signe
  3. La signification associée à un signe
Supposons que nous savons notre alphabet.
Nous pouvons classer les radicaux dans une de ces trois catégories de manière alphabétique (environ 300 radicaux pour écrire des milliers de caractères chinois [environ 2700 caractères pour un chinois en fin de lycée à Taïwan]).

Voici quelques exemples qui présentent le fonctionnement de la méthode Boshiamy: 
  1. Basé sur la forme 哈 (O, A, O), 命 (A, O, P), and 州 (Y, Y, Y).
  2. Basé sur le son 粉 (M, B, D)  avec M pour 米 (mǐ), B pour 八 (bā), et D pour 刀 (dāo).
  3. Basé sur le son de la lettre prononcée à l'anglaise E pour 一 (yī) , R pour 二 (èr), C pour 西 (xī).
  4. Basé sur le sens avec un mot anglais T pour 木 (tree) , C pour 車 (car),  C pour 中 (centre).
  5. Basé sur la similarité de forme:  史 ressemble à 中, donc associé à C.
  6. Basé sur une association personnelle du concepteur de la méthode 才 est U, 與 est E, 土 est Y.
On voit qu'une même lettre renvoie à plusieurs radicaux et qu'une même combinaison de lettres renvoie potentiellement à plusieurs caractères, dans ce cas on ajoute une lettre pour les différencier.
 Par exemple, 中 et 史 correspondent tous les deux à  C et les lettres  I et X sont ajoutées pour différencier les caractères : codes CI pour 中 et CX pour 史. Les caractères très fréquent ne sont codés que par une seule lettre (comme en pinyin et wubi) et parfois deux. On peut utiliser jusqu'à 5 lettres pour coder un caractère. Les radicaux sont nommés dans l'ordre gauche - droite et haut - bas (sens de lecture de l'oeil).

Il est intéressant de noter que des gens ont pensé à utiliser cette méthode pour aider les mal-voyants à écrire du chinois. Lien pour lire l'article. Parce qu'un méthode purement phonétique donne parfois beaucoup de caractères qui ont la même prononciation et les fautes de frappes peuvent facilement arriver de ce fait.

Pour utiliser cette méthode, vous devrez apprendre la disposition des touches sur un clavier (QWERTY), apprendre le pinyin (plus de la moitié des radicaux sont classés par son ex. M pour 米 (mǐ), B pour 八 (bā), et D pour 刀 (dāo)). Bien examiner les radicaux qui se ressemblent et voir comment ils sont classés afin de pouvoir mémoriser les codes qui vous permettront d'entrer des caractères en utilisant la méthode Boshiamy. [Il y a aussi les méthodes Smart pinyin, Shuangpin, Wubi qui sont intéressantes à envisager et Cangjie (à HK) ou Zhuyin (à Taïwan) et bien d'autres... qui proviennent du fait que tout le monde ne prononce pas les caractères de la même manière (particularité et langues régionales) et n'a pas la même manière de réfléchir].

Je serai très intéressé de lire les commentaires à ce sujet.  En attendant, je vais aller boire un bon thé de chez Lihua Explorateur de Chine. ;-)






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