vendredi 29 juin 2012

Anniversaire 9 ans à Nancy


Samedi 30 juin, Lihua fête son 9ème anniversaire

Le chiffre 9 représente “infini”, un chiffre extrêmement apprécié par les Chinois …

en espérant que nos 9 années de service, écoute et sourire
vous apportent satisfaction et amitié !

Nous essayons toujours d’être à l’écoute de nos clients

et nous servons de pont d’échange entre la Chine et la France …

Festivités à partir de 14h:

Nems, raviolis chinois..., confiseries..., thé, atelier d’origami, démonstration de peinture chinoise, votre prénom en chinois calligraphié

Comment faire un bon thé ?

On pose souvent la question : comment préparer un bon thé ?
Quelle quantité de feuilles faut-il mettre ? Quel est le temps d'infusion ?
Il est difficile de répondre 3 à 5 g de thé par personne, volume d'eau 10 ml à 0,5 L, temps d'infusion de 30 s à 5 minutes. Tout ceci dépend tellement du thé que l'on aime boire, des feuilles que l'on fait infuser et des circonstances dans lesquelles le thé sera bu.
Pour résumer un peu mes idées, voici un diagramme : 


Que voit-on sur le diagramme ?
Plus on monte, plus on a de feuilles dans la théière en proportion du volume de celle-ci.
Plus on se déplace vers la droite, plus on augmente le temps d'infusion.
L'idéal est de se situer dans la zone verte, entre le thé léger et le thé fort selon son goût.
D'après mon expérience, les amateurs de thés chinois vont souvent de la partie droite à la partie gauche de la zone verte ; c'est-à-dire qu'avec l'expérience, ils utilisent plus de feuilles ou des théières plus petites et des temps d'infusion plus courts. Il ne faut pas oublier que l'on fait plusieurs infusions avec les mêmes feuilles.

Voilà, à vous de graduer les axes selon le matériel employé, les feuilles infusées, à votre goût.
Je serais très intéressé de lire vos commentaires.


lundi 25 juin 2012

Deux ou trois choses que j’aime à propos du XiangQi ou jeu d'échecs chinois

Le XiangQi, ou jeu d’échecs des éléphants à un nom sympathique qui me fait penser à Babar ou à Hannibal de Carthage.
C’est vraiment un jeu qui peut plaire de 7 à 107 ans.
Le xiangqi (chinois :象棋 ; pinyin : xiàngqí, Wade-Giles : hsiang-ch'i), est aussi appelé « échecs chinois » (par opposition aux échecs occidentaux) ou littéralement « échecs des éléphants » ; cousin du jeu d’échecs occidental, il est cependant différent. On retrouve le caractère 棋 comme dans le wéiqí (chinois simplifié : 围棋 ; chinois traditionnel : 圍棋) qu’on nomme également jeu de Go.
Le côté rouge et le côté noir (ou bleu dans certains jeux) sont séparés par une rivière infranchissable par les éléphants (trop lourds). Les pièces ne sont pas sur des cases mais se déplacent sur des lignes.
Les généraux 帥 (shuài 帅) sur le côté rouge et 將 (jiàng 将) sur le côté bleu ou noir sont chacun dans leur forteresse respective. Ce sont vraiment des généraux militaires, bien qu’ils soient l’équivalent des rois dans le jeu d’échecs occidental. Les généraux se déplacent dans leur forteresse horizontalement et verticalement de un pas à la fois. Chaque général à deux assistants.
Ils sont marqués 士 (shì) pour les noirs (ou bleus) et 仕 (shì) pour les rouges.
Les assistants se déplacent d’un pas en diagonale dans le palais, ils protègent le général en cas d’attaque, mais il peuvent aussi le gêner dans ses mouvements et même permettre qu’il soit attaqué par un canon (trahison au sein du palais?).
Nommées 相 « ministres » pour les rouges et 象 « éléphants » pour les bleus ou noirs (tous les deux prononcés xiàng 象), ces pièces sont situées au départ à la gauche et à la droite des gardes. Elle se déplacent en diagonale de deux pas exactement et ne peuvent pas sauter.
Chaque joueur dispose de deux « chevaux », traditionnellement marqués 馬 (mǎ 马) pour les noirs et 傌 (mà 马) pour les rouges. Les chevaux ne sautent pas non plus. Ils fonts un pas droit et un pas en diagonale. Ce qui fait qu’on peut bloquer leur mouvement.
Chaque joueur possède deux « canons » ou « bombardes », marqués 炮 (pào) pour les rouges et 砲 (bào) pour les noirs ou bleus (pour nombre de chinois, ces caractères sont homophones, les deux sinogrammes associant à gauche le phonogramme pào, et à droite l’idéogramme du feu 火 pour les rouges ou de la pierre 石 pour les noirs).

Ils se déplacent horizontalement et verticalement exactement comme les chariots (ou tours). Ils peuvent donc être amenés rapidement sur toutes les positions du plateau, à condition de ne pas se trouver bloqués par une autre pièce sur ce chemin.
Mais leur façon de capturer est très différente et originale. Pour capturer une pièce, il doit y avoir exactement une pièce (amie ou ennemie) entre le canon et la pièce à prendre. Ensuite le canon se déplace directement jusqu’à la pièce ennemie et la capture (la pièce d’appui reste sur place).
Chaque joueur dispose de 2 « chariots », marqués 車 pour les noirs (ou bleus) ou 车 pour les rouges (tous les deux prononcés jū). Ils sont initialement posés dans les coins du plateau.
Chaque camp possède 5 pièces similaires, des « soldats » marqués 兵 (bīng, qui signifie aussi « arme, guerre ») pour les rouges et des « bandits ou mercenaires » 卒 (zú) pour les noirs (ou bleus). Ils sont placés initialement sur la troisième ligne, une case sur deux. Les joueurs francophones les nomment simplement « pions ». Les deux sinogrammes représentent une personne avec un casque, en marche pour les rouges ou debout pour les noirs.
ils sont en première ligne et se déplacent droit devant eux, d’une case à la fois; cependant ils capturent droit devant. Mais une fois qu’ils ont franchi la rivière, ils peuvent aussi se déplacer (et capturer) d’une case horizontalement. Ils ne peuvent donc pas occuper tout le terrain chez eux où ils n’ont pas vocation à rester, mais peuvent aller partout dans le camp ennemi. Ils n’ont pas de promotion.
Le jeu s’achève lorsque l’un des généraux est capturé ou bien lorsqu'aucun mouvement légal n’est plus possible. La personne qui n’a pas de mouvement légal perd.
Par rapport aux échecs occidentaux, il y a beaucoup de différences et le jeu est plus ouvert et tourné vers l’attaque. Il n’y a pas de pièce telle que la reine et pour mater beaucoup de pièces doivent coopérer.
Pour noter les parties, on numérote les lignes de 1 à 9 (de la droite vers la gauche) et pour chaque pièce, on note si elle avance 进(jìn), recule 退(tuì) ou se déplace horizontalement 平(píng).
Les différences sinographiques entre les pièces humaines (généraux ou pions), les armes (canons ou bombardes), et entre éléphants et ministères, rappellent qu’il s’agit d’armées ennemies (红方 vs. 黑方) ayant des coutumes et cultures différentes, donc des désignations de titres légèrement différentes, même si ces armées se combattent de façon semblable avec des rôles attribués à des corps d’arme différents.
Ce qui rebute les occidentaux, c’est la présence de caractères chinois sur les pièces du jeu, l’expérience montre qu’on s’y habitue très vite.

Quelques exemples pour vous donner un avant-goût :
Premier exemple :


对面笑/白脸将 杀法 (Rire face à face - Echec et mat)


Autre exemple : Position de départ
 
Déplacements gagnants
:
Les rouges sont à l'attaque :
 车四平五士4进5 Le chariot rouge prend le conseiller (échec, le général ne peut pas le reprendre à cause du canon rouge), le conseiller noir prend le chariot (seule solution possible)
  车七进三(红胜)Le chariot de la ligne 7 avance de 3 pas et prend l’éléphant (échec), l’éléphant en 5 ne peut pas reprendre à cause du canon qui le cloue et le conseiller ne peut pas s’interposer entre le chariot et le général. (échec et mat)

Si les noirs avaient joué les premiers, le chariot de 2 va en 5. Double attaque du général rouge par le canon et le chariot. Le conseiller ne peut prendre le chariot car la menace du canon subsiste sur le général et le général ne peut pas fuir sur la partie gauche du palais car l’autre chariot contrôle cette zone.(échec et mat)

Autres ressources:
Vous pourrez facilement trouver un jeu ou même en fabriquer un vous-même.

Vous pouvez également en trouver un chez Lihua Explorateur de Chine au 98 rue St Dizier à Nancy.
Vous trouverez d'autres explications :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Xiangqi
http://wxf.org/xq/book/BasicXqCheckmate.pdf
ou en version interactive :) http://dienvico.com/basic%20checkmate/basic%20checkmate%20main.html
Le site de la Fédération Française de XiangQi : https://sites.google.com/site/xiangqifrance/home


Amusez-vous bien !
Deux filles jouent au Xiangqi dans une maison de Thé


vendredi 22 juin 2012

Thé, Eau et Matériaux : comment faire une bonne infusion ?

J'aimerais répondre avec mes modestes connaissances à l'article de David, dont l'excellent blog, la Voie du Thé, est illustré de très belles photos. L'auteur nous prévient dès le début de l'article :
" On parle d'influence d'une théière sur le thé, mais d'un point de vue chimique, c'est surtout sur l'eau qu'il y aura une différence. Il suffit de boire l'eau sortant d'une théière pour s'en rendre compte. Tout ce qui va être dit ici pourra - à juste titre - être considéré comme "extrême" par certains. Le but n'est pas de changer vos habitudes, juste d'expliquer ce qui se passe de façon assez précise."
Puisqu'il s'agit d'exprimer les choses précisément, j'aimerais préciser quelques points.

D'abord, je ne suis pas d'accord avec la conclusion du billet qui semble aller dans le sens du zhong en porcelaine comme unique moyen de préparer le thé. Je trouve dommage d’abandonner des théières Yixing en raison de leur influence sur la préparation du thé. Influence ne signifie pas nécessairement influence négative. Il y a des influences positives. De plus, les bonnes théières sont faites pour faire du thé et pas seulement pour décorer.
Ensuite, deux paramètres importants n'ont pas été mentionnés : la bouche (et le nez) du dégustateur et les échanges liquides-gaz qui prennent part dans les interactions feuilles de thé-eau-matériaux.

1. Suivant l'état de la bouche du dégustateur, ce qui a été bu, senti ou mangé avant, le thé sera différent. Pour ces raisons, la première tasse et la deuxième tasse d'une même liqueur peuvent sembler différentes.

2. Il y a des échanges gazeux entre le liquide et l'air ambiant. Ceci va également modifier le goût du thé. Les composés volatils du thé, l'oxygène et le CO2 sont les principaux éléments, les élément minéraux sont également concernés indirectement (voir équilibre calco-carbonique).
Enfin, il existe des phénomènes de surface sur les matériaux à l'interface solide-liquide qui sont mentionnés dans l'article.

Tout ceci, me fait penser à l'histoire zen du maître facétieux qui demandait à son élève si le bon goût était dans la langue ou dans le melon. Après que l'élève eu longuement parlé pendant que le maître se régalait du melon, il lui dit de manger et d'en apprécier le goût indépendamment de l'explication.
La science apporte ses lumières mais l'objectif est de boire un bon thé (parce que vous le méritez).

Je suis d'accord que les gens qui veulent juger un thé le préparent d'une manière standardisée afin de pouvoir plus facilement le comparer avec d'autres thés. Mais ce faisant, le thé ne sera pas forcement dans les meilleures conditions pour donner le meilleur de lui-même. Pour que le thé donne le meilleur de lui-même, il faut le préparer avec attention et sur une période assez longue, il faut l'apprivoiser en quelque sorte. Comme pour la musique ou la peinture, on ne saisit pas tout de prime abord. C'est pourquoi, je pense qu'il est délicat de donner un avis définitif sur la base d'un échantillon. Il y a de grande différences entre goûter un thé pour le choisir, l'acheter, le sélectionner ou l'éliminer et le déguster tranquillement. D'ailleurs, les goûteurs recrachent le thé, ce qui n'est pas le cas de l'amateur. Un échantillon donne plutôt envie d'en connaître davantage.

Si on reprend le parcours de l'eau lors de la préparation du thé :

1. Elle arrive dans la bouilloire avec plus ou moins de gaz dissous et de minéraux (selon son histoire antérieure et la façon de verser), elle rencontre les minéraux et autres matériaux présents dans la paroi de la bouilloire. En raison de la température, de la convection, il y a beaucoup d'échanges. Faire bouillir une eau peu minéralisée (Mont Rouscous) dans une théière entartrée conduit l'eau à se recharger en minéraux. Faire bouillir une eau beaucoup minéralisée (certaines eaux dures) peut conduire à entartrer la théière. (voir également l'équilibre calco-carbonique).

2. L'eau quitte la bouilloire pour aller dans la théière, sa température change et il y a des échanges gazeux plus ou moins importants selon la façon de verser l'eau. La concentration des gaz dissous est inversement proportionnelle à la température.

3. Elle rencontre les feuilles et la surface de la théière. Quels sont les phénomènes de convection dans la théière ? Ils dépendent à mon avis de la taille de la théière et de la quantité de feuilles de thé. Il existe des phénomènes d'adsorption au niveau de la paroi. Imaginez des éléments présents sur la paroi qui repartent dans l'eau et des éléments présents dans l'eau qui se fixent à la paroi de la théière. Ces phénomènes devraient logiquement être plus importants avec un matériau poreux qu'avec un matériau lisse.
Egalement, il y a des échanges gazeux avec l'utilisation d'une théière par le bec et le trou du couvercle.Quantifier ces phénomènes me parait difficile.

4. L'eau devenue thé, quitte la théière pour le pichet. Nouveaux échanges gazeux et interactions avec la paroi du pichet. Grande influence de la façon de verser et de la température et du temps de contact à l'air ambiant.

5. Le thé arrive dans la tasse senteur ou pas(idem) puis dans la tasse puis dans la bouche du dégustateur.

6. Je n'ai pas parlé de la passoire (en inox ou non), qu'on utilise (elle n'est pas toujours nécessaire). Le temps de contact est court. Il est difficile d'évaluer son influence, il faut tester.

On pourrait vouloir supprimer des étapes et boire à même un zhong (gaïwan) pour goûter "l'essence du thé", mais je ne suis pas pour cette extrémité sauf pour un thé qui s'oxyderait extrêmement vite, d'abord pour des raisons de température, ensuite de temps d'infusion..

Comme pour le vin, tout ceci est un art subtil. Souvenez-vous de l'importance du verre sur la qualité des bulles de Champagne, des vins qu'il faut ouvrir plusieurs heures avant la dégustation (oxydation par l'air), de ceux qu'ils faut mettre en carafe (oxydation et décantation)... Bien sûr, on pourrait dire que pour pouvoir les comparer objectivement, il faut un verre standardisé et servir tous les vins à la même température, mais ce ne serait vraiment pas l'idéal, n'est-ce pas?

Avec beaucoup de feuilles et un temps d'infusion très court, un zhong est très adapté. C'est ce qu'on a quand on goûte un thé pour l'acheter en Chine. On obtient une infusion concentrée qui frappe le palais et on peut goûter beaucoup de thés et en choisir un parmi plusieurs qu'on élimine (attention à l'ordre des dégustations). Pour faire du thé chez soi, on peut rechercher des infusions plus longues et utiliser une petite théière Yixing.

La préparation du thé est un art millénaire qui évolue encore, grâce à la science et à la passion des amateurs de thé.

Les feuilles sont un élément essentiel pour la préparation d'un bon thé, et il est conseillé de préparer le thé avec attention. L'exercice proposé de faire un thé "à blanc" c'est-à-dire sans les feuilles, uniquement avec de l'eau est intéressant. On verra l'influence des thés préparés auparavant et/ou du lavage des ustensiles (attention aux produits détergents, jamais pour la théière). Traditionnellement, on rince tout à l'eau chaude, puis on rince les feuilles de thé et l'eau de rinçage sert à rincer le matériel de préparation et de dégustation du thé. Ensuite, je fais une première infusion très légère qui va rincer la bouche et les infusions suivantes vont peu à peu saturer les papilles comme un bonheur qui monte. Ensuite une pause pour chauffer encore de l'eau et apprécier la longueur en bouche du thé (promener la langue sur les gencives, autour des dents...). Puis les infusions suivantes jusqu'à ce que d'autres rencontres nous appellent (on pourra continuer plus tard après un rinçage flash ou pas de rinçage) ou que les liqueurs s'affadissent. Après les sommets, il faut bien redescendre. Selon les types de thés, je préfère la terre ou la porcelaine (exception du verre pour les fleurs de thé) pour la théière, un matériau neutre pour les passoires, un pichet en verre ou en terre ou en porcelaine (ça dépend) et des tasses en porcelaine ou terre(extérieur)-porcelaine(intérieur) .

Mais ceci n'est qu'un avis personnel. Discutons-en.

Chaque infusion est une rencontre, comme avec un ami,
on n'a jamais fini de se découvrir et de s'apprécier.


Table à Thé chez Lihua Explorateur de Chine

Vous pouvez trouver différents articles pour la préparation du thé, ainsi que des thés chinois chez Lihua Explorateur de Chine, 98 rue St Dizier à Nancy ou sur www.lihua.fr

vendredi 1 juin 2012

Quel est l'usage de cette tasse haute ? Pourquoi utiliser une tasse senteur ?

Connaissez-vous wénxiāngbēi  闻香杯 ?
Faisons les présentations : Vous connaissez 茶杯 chábēi, petite tasse simple, généralement sans anse, dans laquelle on boit le thé. Mais connaissez-vous 聞香杯 wénxiāngbēi (Chinois: traditionel 聞香杯, simplifié 闻香杯, Pinyin wén xiāng bēi), tasse haute et étroite ? Cette tasse appelée wénxiāngbēi ou tasse senteur sert surtout aux thés oolong ou 烏龍/乌龙 wūlóng, qui laissent, une fois la tasse à parfums vide, de fortes senteurs de caramel et de sucre. Mais il est possible de l’utiliser avec d’autres thés.

Pourquoi utiliser une tasse senteur ?
Lorsqu’on verse le thé dans le pot à thé pour arrêter l’infusion et s’assurer que tous recevront le même thé (d’où son nom “Gongdaobei” qui signifie « tasse de justice »), il est en général très chaud et il contient de petites particules de feuilles de thé. Les plus grosses particules vont rester dans le pot à thé lorsqu’on le verse dans la tasse haute en raison de la forme du pot (On peut également utiliser un filtre).
 
Obtenir et préserver une liqueur de qualité : Ensuite, on peut couvrir la tasse haute avec la tasse basse et retourner le tout afin de protéger le thé de l’oxydation de l’air ambiant avant la dégustation et pour éviter le départ des composés volatils.
Remarque : Si on oubliait cette tasse de thé, il serait tout de même très agréable à boire bien que froid contrairement à une tasse qui serait restée à l’air ambiant.
Ensuite, on verse le thé de la tasse haute dans la tasse basse et l’on sent le contenu de la tasse haute. Si de fines particules de thé se trouvent dans la tasse haute, elle y resteront quand la tasse haute sera versée dans la tasse basse.


Humer les parfums du thé : La grande surface mouillée de la tasse haute permet aux parfums du thé de se dégager. Le fait d’inspirer dans la tasse haute, humidifie les voies nasales et stimule les récepteurs olfactifs préparant la dégustation dans la tasse basse.


Déguster un thé à la bonne température : Le transvasement fait diminuer la température du thé de quelques degrés afin qu’il soit exactement à la bonne température pour le boire sans se brûler. Si ce n'était pas le cas, il perdra encore quelques degrés lorsqu'on sentira le parfum dans la tasse haute.


Quelle taille doit avoir la tasse senteur : En général, on fait en sorte que le volume de la tasse senteur soit égal ou inférieur à celui de la tasse basse, afin que le thé ne déborde pas quand on le transvase. Le matériau de la tasse ne doit pas être conducteur de chaleur afin de ne pas se brûler quand on l'utilise et pour que le thé reste chaud.


Que faire si on n'a pas de tasses hautes ? On peut humer sa tasse avant et après l'avoir bue, mais la surface plus petite donnera un moins bon résultat. On peut servir le thé dans un verre à vin (attention au choc thermique, le verre n'y résistera peut-être pas).

On peut trouver des tasses senteur chez Lihua Explorateur de Chine, 98 rue St Dizier à Nancy ou lihua.fr. Pour la préparation GongfuCha, en particulier, c'est idéal. 








vendredi 18 mai 2012

11 FLEURS / 11 FLOWERS

11 FLEURS / 11 FLOWERS est un film de Wang Xiaoshuai

avec Liu Wengqing, Wang Jing Chun, Yan Ni, Zhang Kexuan, Zhong Guo Liuxing, Lou Yihao

SYNOPSIS
En 1974, au coeur de la révolution culturelle chinoise, un garçon de 10 ans observe le monde des adultes et n’y comprend pas grand-chose. La rencontre avec un meurtrier en fuite le pousse au secret et au mensonge. Cette confrontation signera la perte de son innocence.

FESTIVAL



Vous pouvez voir ce très bon film au 
Cameo Saint Sébastien
6, rue Leopold-Lallement 54000 Nancy

vendredi 11 mai 2012

Votre thé est mauvais, que faire ? Un bon thé, parce que vous le méritez !

Vous buvez habituellement du café, du soda ou des tisanes, mais aujourd'hui, vous aviez envie de boire un thé pour changer. Seulement, après quelques gorgées, vous trouvez ce breuvage imbuvable. Que faire ? 
Animé d'un esprit aventureux, vous essayez de rendre buvable cette tasse de boisson chaude. Premier réflexe: ajouter du sucre et pourquoi pas un peu de lait. C'est ce que font la plupart des Anglais. Et si l'on en croit la réputation qu'ils ont en Europe, ce sont les spécialistes du thé. Vous obtenez quelque chose de plus rond, chaud et agréable à cause du sucre. Mais n'y a-t-il pas autre chose à chercher dans le thé ? Le thé, ce sont des feuilles de théiers préparée infusées dans de l'eau chaude, mais si l'on en croit certains marchands, c'est aussi ce qu'on obtient en plaçant une infusette contenant une poudre plus ou moins sombre de qualité indéterminée dans de l'eau bouillante. 

Pour moi, un bon thé est facile à reconnaître : il est agréable à boire, l'arrière-goût (aftertaste) est agréable. Il a une certaine longueur en bouche.

Un mauvais thé est plus difficile à qualifier. Tout d'abord, en question des goûts différents de chacun ; ensuite, en raison de la préparation.

Avec de bonnes feuilles, il est possible de préparer un thé désagréable à boire. Pourquoi ? Parce que le thé réclame d'être apprivoisé. Si les feuilles ne sont pas dans de bonnes conditions, elles ne révéleront pas tout leur potentiel. Tout comme pour le vin, il est possible de reconnaître un thé de qualité, même si l'on apprécie pas son caractère.

Est-ce que c'est compliqué ? Non, mais il faut y consacrer un peu de temps pour arriver à un résultat pleinement satisfaisant. 

Le thé = la théière + les feuilles de thé + l'eau + la température + le temps d'infusion + le buveur + le lieu + la technique de préparation.

La théière: votre meilleure amie, votre meilleure alliée, comme les amis, il est préférable d'en avoir plusieurs.

Les feuilles de thé: elles doivent avoir de la place pour bien nager dans l'eau chaude. Tout ce qu'on peut rajouter aux feuilles est accessoire, cependant certains font des mélanges avec des fruits et des fleurs séchés et même du sucre ou des arômes. Les Chinois rincent toujours les feuilles de thé. La quantité de feuilles dépend du nombre de buveurs de thé.

L'eau: il faut tester, souvent on conseille une eau de source faiblement minéralisée, il faut goûter.

La température: De l'eau bouillante, pour des raisons sanitaires depuis des siècles. L'eau potable au robinet est un luxe récent réservé à quelques privilégiés. Cependant, une eau trop chaude n'est pas bonne pour certains thés. Ce paramètre est à considérer avec le temps d'infusion.

Le temps d'infusion: il dépend du rapport entre la quantité de feuilles et le volume de la théière.
Il dépend aussi de la température. Si votre thé est amer, divisez le temps d'infusion par deux.

Le buveur: Selon sa culture, son mode de vie, la perception sera différente. Entre un chinois qui boit du thé et un français fumeur buveur de café, la perception de la liqueur sera différente. Entre une personne stressée qui n'arrive pas à déconnecter et prépare l'ordre du jour de son prochain rendez-vous et une autre qui est dans l'instant présent toute entière à sa dégustation, il y aura une différence.

Le lieu: Le bruits extérieurs, les odeurs, les gens qui sont autour, le cadre... tout cela aura d'autant plus d'importance qu'on est moins concentré sur le thé.

La technique de préparation: Gongfucha, infusion dans un verre, dans une théière Yixing, dans un gaiwan, dans une théière en porcelaine, dans une théière en verre. Infusions multiples très courtes ou plusieurs infusions longues. Infusion directement dans un mug. Dans une grosses théière ou une petite. Il faut adapter selon le thé et les circonstances. De l'extérieur, la technique Gongfucha est un jeu de dinette, une complication inutile. Cependant, la tasse de thé est prête à être bue plus rapidement qu'avec une autre technique, la liqueur est à la bonne température, le thé est dégusté dès qu'il est prêt, il reste à bonne température tout au long de la dégustation. Comparons avec la technique de l'infusette: il faut attendre plusieurs minutes que ça infuse, on est tenté de faire autre chose et on dépasse le temps d'infusion conseillé. Le thé est trop chaud pour être bu sans se brûler la bouche et la langue, il faut attendre. Ensuite, il faut le boire rapidement sinon il est tiède ou froid à la fin. Peut-être que je compare un voyage dans une voiture haut de gamme avec un trajet dans une vieille guimbarde. Mais si tout le monde n'a pas les moyens de changer de voiture, le thé est un luxe abordable.

Longueur en bouche (aftertaste): durée pendant laquelle les goûts et les arômes d'un thé restent dans la bouche du buveur, après qu'il l'ait avalé. Une grande longueur en bouche est très souvent synonyme de qualité.

Un peu de temps pour soi, seul ou en compagnie d'amis, de bonnes feuilles dans de bonnes conditions et c'est un bonheur assuré. Et une fois la dégustation passée, vous emporterez avec vous la sérénité et les bienfaits du thé et vous aurez en vous une sensation agréable qui dure.

Vous pouvez passer chez Lihua, 98 rue St Dizier à Nancy pour découvrir la Culture Chinoise et pour en parler autour d'une tasse de thé. Peut-être y trouverez-vous aussi une théière, du thé, des ustensiles ou de beaux objets à offrir, pour aménager votre intérieur ou des bijoux pour vous.

Un bon thé, parce que vous le méritez ! 

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